Selon François Fejtö, l’insurrection de 1956 a été la première révolution anti-totalitaire et ses particularités en ont fait un évènement historique, marquant les consciences à l’Est comme à l’Ouest. Elle n’est comparable à aucune autre insurrection dans l’histoire. En Hongrie, il n’y eut ni parti révolutionnaire, ni complot. Les origines de ce sursaut spontané et imprévisible prennent racine quelques années plus tôt auprès de la population. Alors que la Hongrie fait partie des satellites soviétiques en Europe, la grogne des ouvriers et des agriculteurs se fait sentir contre le plan quinquennal mis en place entre 1950 et 1954 par le parti soviétique. Le mécontentement des hongrois face au régime de terreur mis en place jusqu’en 1950, sa lassitude des méthodes staliniennes et de la russification de la culture se renforce depuis la mort de Staline en 1952. Le 23 octobre 1956 à Budapest, une manifestation de soutien à la Pologne remplie les rues. Les esprits et les revendications convergent. Une foule immense finit par se retrouver sur les principales places de la capitale. Les partis démocratiques reviennent petit à petit, intellectuels et étudiants se mobilisent, des radios et des journaux se créent, des conseils ouvriers s’organisent. Le 4 novembre 1956, les chars soviétiques écrasent l'insurrection, faisant environ 50 000 victimes et quelque 200 000 réfugiés vers l’Europe de l’Ouest. Retour sur les lieux d’une révolte longue de douze jours.
Budapest, Hongrie, février 2006.
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A l'angle de la "rue du 6 octobre", un homme fume une cigarette. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Les studios de la télévision publique hongroise, sur la place de la liberté, furent une des places fortes de la révolution d'octobre 1956. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Rassemblement spontané à l'occasion de la première visite officielle de Vladimir Poutine à Budapest. Une cérémonie à la mémoire des victimes de la révolution d'octobre 1956 est organisée. Place du Parlement, Budapest, Hongrie, février 2006.
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Rassemblement spontané à l'occasion de la première visite officielle de Vladimir Poutine à Budapest. Une cérémonie à la mémoire des victimes de la révolution d'octobre 1956 est organisée. Place du Parlement, Budapest, Hongrie, février 2006.
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Rassemblement spontané à l'occasion de la première visite officielle de Vladimir Poutine à Budapest. Une cérémonie à la mémoire des victimes de la révolution d'octobre 1956 est organisée. Place du Parlement, Budapest, Hongrie, février 2006.
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La gare "Josef" dont les trains embarquaient les dissidents de 1956 ou les opposants au régime pour les goulags de l'empire Soviétique. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Dans le centre de Budapest, le cimetière Kerepesi abrite les tombes des grandes figures de l’histoire hongroise et de la révolution de 1956. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Sur le parvis du Parlement, le drapeau hongrois dont le blason soviétique a été découpé symbolise aujourd'hui l'indépendance de la Hongrie face a ses anciens occupants. Place du Parlement, Budapest, Hongrie, février 2006.
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Un homme attend la première visite officielle de Vladimir Poutine à Budapest. Une cérémonie à la mémoire des victimes de la révolution d'octobre 1956 est organisée. Place du Parlement, Budapest, Hongrie, février 2006.
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Face au Parlement, un bâtiment porte une plaque commémorative à la mémoire des victimes d'octobre 1956. Chacun des 3000 points représente une victime de la répression militaire soviétique. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Dans le centre de Budapest, le cimetière Kerepesi abrite plusieurs centaines de tombes de soldats russes, morts en octobre 1956 dans les combats avec les opposants du régime. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Dans le centre de Budapest, le cimetière Kerepesi abrite les tombes des grandes figures de l’histoire hongroise et de la révolution de 1956. Il abrite aussi les anonymes, morts pour la cause communiste. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Au pied de la "citadella" où trône la statue de la liberté, deux policiers tiennent la garde. Budapest, Hongrie, février 2006.
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Sur l’avenue Andrashi, "Le Musée de la Terreur" est consacré aux années d'occupation allemande puis soviétique. Le bâtiment était le QG de la Gestapo à Budapest durant la deuxième Guerre Mondiale. Budapest, Hongrie, février 2006.
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À l'angle de la rue du "6 octobre" et de la "place de la liberté", un bâtiment porte encore les marques des affrontements qui ont eu lieu entre le 26 octobre et le 4 novembre 1956. Budapest, Hongrie, février 2006.
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L'obélisque, sur la place de la liberté, est un monument soviétique commémorant la libération de Budapest par l'armée rouge. Budapest, Hongrie, février 2006.
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L'Ecole Internationale. Budapest, Hongrie, février 2006.
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